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Zanzak - Metis Maron

Zanzak  - Metis Maron
01. Lalyans Kopitalis
02. Bluz Sanswell
03. Tapi Mandyan
04. Malcolm Metis Kosmic
05. Morninman Resistans
06. Metis Kriye
07. Lespwar Dan Regar
08. Afriki
09. Lavil Dan Mwa
10. Fam Pa Plore
11. Indizenn
12. Limazinee Kreole
13. Me Selma
14. Avis De Resers

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Price: £13.99 (€ 15.55)

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Author: Week End (Dec 2005)

Metis Maron: un album Tapi mandyan

Trois ans après Joker, album qui avait révélé l'originalité de son talent, Jean Jacques Arjoon, alias Zanzak, nous revient en cette fin d'année avec Metis Maron. Un nouvel album de quatorze titres, qui témoigne de la volonté d'affirmer une réflexion et une philosophie sur l'identité métisse et le cours du monde.

Même s'il refuse le titre de chanteur "engagé" (voir entretien), Zanzak est indéniablement de ceux qui possèdent et veulent exprimer une conscience humaine et sociale très prononcée. L'homme est extrêmement sensible à ce qui se passe (ou pas) autour de lui, s'insurge contre les diverses injustices qui humilient l'homme et la femme. Cela donne Lalyans Kapitalis ou Fam pa ploré (reprise du célèbre No woman no cry de Bob Marley). Reprise également d'une chanson du Réunionnais Thierry Gauliris (Baster), qui devient Lespwar dan regar (pour fustiger l'attitude négative par rapport aux personnes atteintes du sida).

Mais la trame principale de cet album réside indéniablement dans la réflexion qui se tisse autour de l'identité métisse. Rejet du communalisme et des divers préjugés et tentatives d'enfermer dans une identité: le métis que met en avant Zanzak est un métis marron, dans le sens de ceux qui firent de la montagne du Morne un Morn'iman rezistans. Le métis est celui qui résiste à l'asservissement, à l'endormissement, qui n'hésite pas à quitter les sentiers battus pour créer sa propre route. Mais une route qui, loin d'être solitaire, est au contraire volontairement solidaire. Pour assumer et vivre pleinement son identité multiple au sein de son pays multiple, tous deux véritables Tapi mandyan, comme le fait ressortir le titre phare de l'album.

L'image du tapis mendiant, ce patchwork fait de diverses pièces à la base différentes mais qui finissent par donner un tout intéressant, est d'ailleurs celle qui colle le mieux à cet album. Poursuivant cette volonté de métissage au niveau musical, Zanzak y a en effet réuni une pléiade de musiciens, pas moins de quarante-trois, qui, au hasard des rencontres, y apportent leur savoir-faire. On retrouve ainsi des noms connus comme Eric Triton, Clike Armoogum, Jalill Auckbarallee, Steeve Desvaux, Philippe Thomas, Menwar ou Neshen Tirouvengadum, pour ne citer que ceux-là. Qui joignent leurs instruments à un ensemble où l'influence africaine se fait cette fois plus particulièrement sentir, sur fond de roulements de kora, par exemple.

Par moments, toutefois, on peut avoir le sentiment que le tapis mendiant accumule trop de pièces. Zanzak veut nous faire partager les concepts et réflexions qui l'habitent, et celles-ci sont très riches. Mais peut-être un peu difficiles parfois à faire coïncider avec des exigences mélodiques qui requièrent plus de limpidité. Labsans feeling, sur le précédent album Joker, fut un bel exemple de cette alchimie réussie, que l'on ne retrouve pas toujours ici.

Metis maron ne s'en affirme pas moins comme un nouveau jalon marquant dans le parcours créatif d'un artiste solidaire et généreux. Dont le moindre attrait n'est certainement pas ce désir d'exploration et de recherche, qui l'amène à tracer un sentier qu'il a assurément le talent et la volonté de continuer à défricher.


Author: Week End (Dec 2005)

Jean Jacques Arjoon: "Être métis est une richesse et une responsabilité"

Dans le cadre de la sortie de son deuxième album, Mtis Maron, nous avons posé quelques questions à Jean Jacques Arjoon. Qui partage ici avec nous sa conception et de son vécu de métissage, au niveau personnel et musical.

Parlez-nous de la façon dont s'est créé cet album, trois ans après Joker.

La création de cet album se situe pour moi dans une démarche académique. Alors que je préparais récemment un diplôme en communication, j'ai redécouvert Fanon, et j'ai été fasciné. J'ai également découvert un auteur asiatique, Hommi Baba, qui donne un nouvel éclairage sur certaines problématiques abordées par Fanon, notamment en ce qui concerne les minorités ethniques. J'ai essayé, à partir de là, de comprendre ce qui se passe à Maurice. Sur un plan plus personnel, lorsque j'étais en Afrique, j'ai été confronté à la remise en question opérée par les Africains par rapport à l'idée que je me faisais de moi-même en tant que negro. Pour les Africains, j'étais un "faux blanc" ! J'ai aussi un ami, qui se revendiquait brahmane, jusqu'à ce qu'il aille en Inde et soit confronté au regard dubitatif de ceux de là-bas sur lui, qui l'a amené à douter, jusqu'à la dépression. Tout cela m'a fait réfléchir. Et je me suis peu à peu rendu compte de ceci: que nous le voulions ou pas, nous avons créé ici quelque chose de singulier. Ce que j'appelle le marron.

Marron est-il pour vous synonyme de métis ?

En termes culturels, oui. En fait, j'ai extrapolé un peu la notion de départ. Avant, dans la société plantocratique, l'esclave ne pouvait supporter d'être enchaîné, cloisonné, brimé. C'est pour cela qu'il s'est enfui, qu'il a marronné, pour pouvoir échapper à la volonté de l'enfermer. Le métis, quelque part, est en marronnage dans la société actuelle. Il refuse de se laisser enfermer dans des clichés, dans des identités toutes faites où il aurait le sentiment d'étouffer. Mais le métis, pour moi, a une responsabilité aussi: il ne peut faire abstraction ni de ce qu'il est, ni des réalités ethniques qu'il y a autour de lui. Etant donné qu'il est un dérivé de toutes ces composantes, il est aussi un peu tributaire de tout cela. Il doit donc en quelque sorte veiller qu'il n'y ait pas d'érosion de toutes ces choses existantes, et que tous ceux en présence puissent vivre dans la sérénité. C'est ce que je veux exprimer. Et la chanson est le seul moyen dont je dispose pour le faire.

Vous considérez-vous donc comme un chanteur "engagé" ?

Dans le contexte mauricien, je me dissocie de cette appellation. Car elle est trop associée à une certaine époque, un parti, un mouvement particuliers. Et je ne veux pas que l'histoire se reproduise à travers moi. Personnellement, je prône plutôt le culturalisme, que je découvre. Et qui me semble beaucoup plus porteur que le marxisme qui, lui, ne prend pas suffisamment compte, à mon sens, de l'aspect culturel.

Vos textes, en tout cas, semblent tous converger vers une volonté de dénoncer certains maux et d'indiquer certaines voies…

Je suis particulièrement sensible à tout ce qui ramène, d'une façon ou d'une autre, à une forme d'injustice ou d'exploitation, c'est certain. Ce qui implique aussi pour moi, ici, l'expression d'une revendication féministe, à travers Fam pa ploré, reprise du No woman no cry de Bob Marley. D'une manière générale, le métis est, pour moi, appelé à prendre en charge les maux de la société où il vit.

Votre album semble aussi vouloir établir ce métissage qui vous tient tant à cœur au niveau musical.

J'ai le souci de créer une musique de qualité pour exprimer tout cela. Le souci de réunir diverses couleurs musicales, oui. Je chéris beaucoup l'interaction. Quand nous nous rencontrons en studio, nous tous musiciens qui nous exprimons parfois dans des styles différents, nous sommes appelés à mettre en commun nos idées. Quelque part, je repense le dynamisme du métissage à travers ma façon de faire de la musique. Cela n'est pas toujours de tout repos ! Assurer la coordination de quarante-trois musiciens n'est pas évident ! C'est à fois dur et joyeux. Pour moi, cela a été, en tout cas, une expérience très, très riche. Que j'espère arriver à prolonger à travers des concerts, si nous arrivons à trouver des sponsors.


Author: Week-End Scope (Novembre 2005)

Zanzak, metis maron

Joker lui a permis d'entrer dans le monde musical par la grande porte. Zanzak (Jean-Jacques Arjoon) ne s'est pas empressé de nous servir un deuxième opus pour autant. Sans doute, est-ce pour cela qu'on prend autant de plaisir à écouter Metis Maron.

On le voit sur tous les fronts. Infatigable travailleur social de Tamarin, enseignant au collège de La Confiance, défenseur des artistes quand il faut interpeler les autorités… Zanzak fait une parenthèse pour nous offrir un deuxième album. Cinq ans après avoir fait ses premiers pas avec Joker, il nous propose Metis Maron.

Cri du coeur. Plus qu'un album, il s'agit d'un cri du cœur pour dire sa foi dans le métissage, son appartenance à l'île Maurice et sa douleur pour ceux qui souffrent. Metis Maron puise son inspiration de la thèse Peau noire masque blanc, de Frantz Fanon, au sujet de la confrontation entre Nord Africains et Français. "Frantz Fanon parle du gris. Il n'utilise pas encore le terme métissage. Plus tard, Hommi Bhaba, un auteur West Indian, a utilisé cette même idée pour parler des rapports noirs-blancs pendant l'occupation britannique. J'ai essayé de transposer les deux théories dans le contexte mauricien où nous parlons souvent en terme de communauté, alors que l'interaction apporte une identité propre. Je ne parle pas du gris, mais du marron, par rapport à l'épiderme. Marron, aussi, parce que le métis est condamné à "marroner". Ici, on fonctionne par clichés."

Poésie. Que l'on se rassure. Zanzak ne nous assomme pas à coup de thèses au fil de ses 14 morceaux. Son habileté à jongler avec les mots lui permet de traduire ses pensées pour toutes les oreilles. "Mama dir mwa mo garson/ Fode twal lekol. Sa to rol/ Pou to gagn ledikasyon (…) Me selma ki sa kalite ledikasyon/ Pe fer mwa rezet mo kiltir/ Vinn fer mwa hont mo mama…" Me Selma - l'un des plus beaux textes et l'un des plus beaux morceaux de l'album - démontre que l'auteur a su éviter le piège intellectuel et se laisser pétrir de poésie. "Le but de cet album est de contribuer à faire prendre conscience que nous sommes un peuple métis. Il faut arrêter de nous compartimenter. Comme Rezistans ek Alternativ est en train de mener un combat juridique, j'apporte ma contribution à travers la musique. Tous les artistes ont une mission. Certains sont là pour égayer ; d'autres, pour apporter une réflexion."

Le métissage s'étend jusque dans la forme musicale. Pas de style fixe, mais une fusion de rythmes permettant ainsi à l'artiste d'exprimer sa pensée jusqu'au bout. "Pour cela, j'ai fait appel à une quarantaine de musiciens, dont une dizaine d'arrangeurs. Je voulais donner une couleur différente à chaque morceau. Le métissage se traduit dans une approche musicale recherchée, sans pour autant nier ou sous-estimer ce que nous avons déjà. Pour un tel travail, il a fallu la collaboration des musiciens - que je remercie au passage - et du gérant du studio, en l'occurrence Shy Lutchmunsing. Il n'a pas compté les minutes et les secondes et nous a laissé travailler librement. Je crois que la sortie de Metis Maron fera également la fierté de son studio."

Autoproduction. Pour un tel travail, il fallait également aller vers l'autoproduction. Afin de pouvoir prendre le temps, mais, aussi, de faire selon ses goûts et être autonome. "C'est vrai qu'on dit que le rôle d'un artiste est de créer et non pas de s'occuper de toutes les choses autour de la production. Mais, à Maurice, nous sommes condamnés à fonctionner ainsi, car nous n'avons aucune structure qui nous permet de nous consacrer uniquement à la création. Par ailleurs, l'artiste doit aussi pouvoir goûter pleinement au fruit de son travail."

Les cinq années d'écart entre la sortie de Joker et celle de Metis Maron n'ont pas servi uniquement à la composition. "Elles m'ont permis également de prendre du recul pour évaluer Joker. Je dois dire que j'ai été agréablement surpris de l'accueil. Je ne parle pas nécessairement de la vente, mais de l'audience. J'ai été particulièrement bien accueilli dans le milieu des musiciens." Quand il ne travaillait pas pour lui, Zanzak le faisait pour les autres. Son passage au ministère des Arts et de la Culture, selon lui, a permis à bon nombre de ses confrères d'apprendre à voler de leurs propres ailes. "Pour s'en rendre compte, il suffit d'en parler à ceux qui sortent un album après quinze ans de galère. Je ne m'enorgueillis pas, mais si j'ai pu permettre à des amis d'avoir la mainmise sur la totalité de leur produit, de goûter à leurs droits d'édition, j'en suis heureux."

Metis Maron sera sur le marché au cours de la première semaine de décembre. Si Zanzak est conscient qu'il arrive à un moment où le marché est inondé de nouveautés, il ne se fait pas de souci pour autant. "J'invite le public à apprécier la diversité musicale sur un seul album et, surtout, de prendre le temps d'écouter les messages."


Author: Week-End Scope (2005)

À écouter absolument !

Reggae, seggae, séga, blues, rythmes et onomatopées à l'accent africain, riffs de hard rock, percussions indiennes, une pléiaide de musiciens allant de Menwar à Éric Triton… toutes les tendances se côtoient sur Metis Maron. Alors qu'on pourrait craindre que Zanzak et ses amis nous servent un vulgaire carri melanz, on est agréablement surpris au fil des morceaux. Certains plus percutants que d'autres. D'autres encore, carrément envoûtants. L'artiste a su prendre le temps pour nous émouvoir. Lalyans kapitalis, Blues sanswel, Tapi mandyan, Malcolm metis-kosmik, Morn'iman rezistanss, Metis kriye, Lespwar dan regar (reprise de Baster), Afriki, Lavil dan mwa, Fam pa plore (reprise de No Woman No Cry, de Bob Marley), Indizenn, Limaziner kreol, Me selma, Avis de resers, ont tous une identité propre, même si le métissage demeure le fil conducteur. L'album est accompagné d'un livret superbement illustré et avec les textes, œuvre du graphiste Stanley Harmon.

 
 
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